…Après 1 an de tri, mon premier Ironman…et sûrement pas le dernier ! Retour sur la course :
SAMEDI
Dans la nuit du vendredi au samedi, je n’arrive pas à dormir du tout ! Car je me dis en moi-même : « Il FAUT que tu dormes, c’est cette nuit-là qui est la plus importante car demain tu n’arriveras pas à dormir ! ».
Nous arrivons à Zurich (ma mère, mon frère, David et moi) vers 14h30, le temps de manger, de regarder les stands-expo, de prendre mon package de course (dossards, cadeaux…) et de poser mon vélo dans le parc de transitions, moyennant une photo de moi avec mon vélo (pour lutter contre les vols ! Mais….qui voudrait de mon vélo, mdr)
De nouveau une nuit blanche du samedi au dimanche : asthme toute la nuit à cause de l’odeur pestilentielle de la chambre, et de la sécheresse ! Je dors dans une chambre fumeur, toute la literie est imprégnée d’une infâme odeur ! Mais je compte bien sur la montée d’adrénaline pour tenir le coup, faire abstraction de ce manque de sommeil !!!
AVANT LE DEPART
5h, mes 3 réveils sonnent ;o) Nous partons à 5h30, je rejoins le parc vélos à 6h pour préparer mes affaires de transitions (godasses, crèmes diverses, bouffes, gourdes, etc…) et je me mets sur un banc pour prendre mon petit dej vers 6h30 (2 barres et 2 galettes de riz). Derniers bavardages avec ma mère et David pour me détendre, et je pars vers le départ natation.
NATATION
7h, tout le monde dans la flotte ! Je me mets à l’arrière, je laisse partir. Le peloton a l’air assez dissout, c’est cool ! Complètement bigleuse, je ne vois pas trop les bouées à l’horizon, mais je me trouve dans un nuage de nageurs qui me guident superbement ! L’eau est à 20,5 degrés c’est OK mais je déclenche quand même le chauffage à 3 reprises dans ma combinaison (3 pipis, hihi). Sinon, tout est zen, je me sens bien, pas de baston comme dans d’autres tris… Je pourrais nager 10 kils comme ça, lol ! Moi qui n’aime pas nager (je suis trop piètre nageuse, technique de merde = aucun plaisir de glisse car…je ne connais hélas pas cette sensation de glisse).
TRANSITION 1
Je m’extirpe de l’eau 1h25 après, et je prends mon temps sur l’aire de transition (6 min) pour me crémer, talquer ma « zone femelle » (contre les frottements sur la selle du vélo), etc… Et c’est partiiii !
PREMIER TOUR VELO
La première boucle est agréable, assez jolie (eh ouais, ça change TOUT quand il n’y a pas de bagnoles ! La route semble subitement belle) et la vitesse est OK ! 3h16 pour les 90 premiers kils, avec 3 petites difficultés (une bosse de quelques kils pas trop longue, une autre bieeeeen plus longue !! Et Heartbreak Hill avec son ambiance super, la moins difficile selon moi…car courte !).
DEUXIEME TOUR VELO
C’est reparti pour le même tour. Là, bah ça se passe moins bien. Sur le plat, le vent s’est levé, je rouleà 24-25 km/h au lieu de 33-34 plus tôt dans la matinée ! Dans les bosses, je commence à avoir les cuisses qui brûlent, et des crampes aux quadris en descente (la toute première fois de ma vie que j’ai eu des crampes…maintenant je sais ce que c’est, MDR), une galère… J’ai très peur à ce moment-là, alors je me calme à fond pour ne pas me bousiller davantage…il y a quand même un marathon à faire après, non mais oh !! lol Voilà, je mets 3h55 au second tour, mdr!
TRANSITION 2
Je pose mon bike, sur lequel j’ai mangé comme un bon petit cochon pour m’occuper : 7 barres diverses (Ovomaltine, Isostar, barres de céréales, pâte de fruit), 6 galettes de riz (ça prend trop de place dans le bide….je n’en prendrai plus jamais en course !) et 4 gels. Ha, maintenant qu’on est dans les chiffres : 4 arrêts pipis ! Des envies tenaillantes, lol ! 7h11 pour les 180 bornes de vélo et les 1260m de dénivelé.
PARTIE POUR LE MARATHON
Après 5 minutes de transition, le temps de mettre mon petit déguisement, je pars sur le marathon. C’est bon, les jambes répondent bien ! Jusqu’au 25-26ème kil, ça passe correct ! Mais à partir de 2h40-2h50 de course, une horrrreur ! PAF! Crampes sur les ischios et les quadris (le Retour des Crampes, le titre du nouveau livre qui va sortir prochainement, hihihi !).
CA DEVIENT CHAUD
Vers le 30ème ça me lance dans les adducteurs, ça surprend^^ Je m’accroche un moment à une barrière, ça fait vraiment la nana-qui-en-chie-et-qui-le-montre-théâtralement, lol ! Bref, je finis le marathon en courant/marchant: 30 secondes de course, 30 secondes de marche… Sauf qu’à ce stade-là, la course = 7 km/h environ, et la marche = 4 km/h, looool !
UNE RENCONTRE SALVATRICE
Les 15 derniers km se font avec Gregory, un Ironman qui a fait 2 fois Embrun et qui fait l’IM de Zurich de retour d’une blessure… Il a bien du courage ! On s’est rencontrés peu avant la 3ème boucle, je lui ai filé un peu de ma bande de Tape (j’en avais une dans ma poche si jamais je devais me faire mal !! On prévoit tout, lol) car son genou menaçait de faire grève…Et on discute de 1000 choses, on va au même rythme, on se booste mutuellement (sans lui, j’aurais marché…et lui aussi, il me disait qu’il aurait fait cela sans ma compagnie…donc c’est vraiment un super soutien d’être à deux pour en chier !
TOUJOURS, LE SOURIRE AUX LEVRES
C’est précisément sur cette partie (les 2 dernières heures où toutes les jambes hurlent de douleur) que je prends le plus de plaisir ! Gregory et moi finissons par laisser de côté l’idée du chrono, du délai de nos prévisions (j’avais imaginé finir entre 13 et 14h…enfin, 12h59 et 13h59, LOL), et nous ne pensons qu’à une chose : garder notre joie, PROFITER !!!!! On prend un sacré pied ! C’est exactement ce genre d’expérience que je viens chercher dans mes couses…
THE FINISH LINE!
La ligne d’arrivée, je pleure ;o) Je brandis mon cœur (que j’avais planqué sous mon débardeur) dédicacé à Brice, je saute dans le linge que me tend une bénévole à l’arrivée, je prends ma médaille et file dans la zone d’arrivée avec des pâtes, des desserts offerts pour les athlètes. Assise avec Gregory et un triathlète du Rouen Triathlon, dont je porte la trifonction offerte par Jean-Louis (alias Ironturtle sur le forum d’Onlinetri).
LUNDI : SUR LA ROUTE DU RETOUR
Je ne reste pas jusqu’au bout de la cérémonie de remise des prix, qui s’éternise beaucoup trop je trouve… Alors nous reprenons la route sur le coup des 13 heures. Dans la voiture règne un beau bazar, héhé ! Je m’improvise une séance d’électrostimulation avec mon Cefar et m’offre une dégustation de toutes les barres vendues par Verofit, donc sept au total. Elles sont à l’américaine (mmmmh, mais vu la marque Scitec Nutition, ça ne m’étonne pas trop, hihi) ! Donc beaucoup de goût et une consistance très gourmande ! Et que dire des barres Verofit Muesli con Yogurt ! Elles ont une densité nickel (j’avais peur que le « muesli » soit quelque chose de friable, du type Flapjack anglais^^) !! Bref, je ne dis pas cela pour faire ma « lèche » mais je suis sincère ! De toute façon, j’aime tout ce qui se mange, hihihihi !
LA RECUP
Le lendemain, mardi, je suis montée sur Paris pendant une semaine aux côtés de Brice. Pour fêter nos IM respectifs (lui, il a fait le relais au Challenge Roth : il s’est chargé de boucler les 180 km de vélo après une superbe perf du nageur Julien dans le canal). Et le week-end venu, nous avons ressorti nos runnings et nos vélos pour 1h45 de course à pied samedi et 6h de vélo dimanche ! OK, ce n’est pas super raisonnable mais c’était à un rythme tranquille, l’idéal pour renouer avec les longs efforts sans friser l’indigestion post-course ;-)
